Lutte : Revolution russe en 1905

Lutte : Revolution russe en 1905
Lorsque j'avais six ans, des évenements importants se produisèrent en Russie.
En 1905, le dimanche 22 janvier à Saint-Pétersbourg devant le palais d'Hiver, 100 000 grévistes manifestent en silence et sans arme, voulant apporter une pétition au Tsar.
Le tsar ne se trouvait pas à son palais mais le chef de la garde, tenu de ne laisser passer personne, bien que cette manifestation soit non violente, donne l'ordre de tirer sur la foule.
Cette journée fut appelé le Dimanche Rouge. À partir de ce moment, on a senti clairement une rupture faite entre le peuple et le Tsar.

Je pense que c'est à ce moment que Poppa rencontra les premiers communistes, des ouvriers comme lui qui croyait qu'on pouvait créer une société sans riche, sans pauvre en instaurant, non pas une démocratie représentative ( une dictature bourgeoise, quoi ) comme disait les sociaux-démocrates, mais une démocratie populaire, participative, la Dictature du Prolétariat.

( photo ==> La réponse du Tsar aux pétionnaires, qui tombèrent sous les balles de l'armée près de son palais d'hiver à Saint-Pétersbourg le 22/01/1905 )

# Posté le jeudi 15 décembre 2005 12:01

Modifié le samedi 23 juin 2007 11:48

Lutte : Revolution russe en 1905

Lutte : Revolution russe en 1905
PETITION ENTIERE + autres textes
Extrait de PETITION DES OUVRIERS AU TSAR (1905)

« Sire ! Nous, ouvriers de la ville de Saint-Pétersbourg, (...), sommes venus vers toi, Sire, chercher la justice et la protection. Nous sommes tombés dans la misère : on nous opprime, on nous charge d'un travail écrasant, on nous insulte ; on ne reconnaît pas en nous des hommes, on nous traite comme des esclaves qui doivent supporter patiemment leur amer et triste sort et se taire !

Et nous l'avons supporté. Mais on nous pousse de plus en plus dans l'abîme de la misère, de l'absence de droit, de l'ignorance ; le despotisme et l'arbitraire nous écrasent et nous étouffons. Nous sommes à bout de forces, Sire ! La limite de la patience est dépassée. Nous sommes arrivés à ce moment terrible, où mieux vaut la mort que la prolongation de souffrances insupportables. Et alors nous avons abandonné le travail et nous avons déclaré à nos patrons que nous ne recommencerons pas à travailler tant qu'ils n'auront pas satisfait nos demandes.

Ce que nous demandons est peu de chose. Nous ne désirions que ce sans quoi la vie n'est pas une vie, mais un bagne et une torture infinie. (...)

PETITION ENTIERE + autres textes
( Peinture de Boris Koustodiev, peintre revolutionnaire )

# Posté le jeudi 15 décembre 2005 12:24

Modifié le samedi 23 juin 2007 01:59

Lutte : Kulturkampf entre l'Eglise et le Kaiser ou comment tromper le peuple

Lutte : Kulturkampf entre l'Eglise et le Kaiser ou comment tromper le peuple
Le Clergé et le Reichstag mènent ardemment la guerre de qui définira l'Unité allemande, la culture de Prusse* : le combat de la culture.

Le but est de donner au Peuple allemand une fierté nationale, un sentiment patriotique exigeant le sacrifice, une notion de "Supériorité de la Mère Patrie écrasant ses ennemis" .
La raison de idéologie nationaliste est de produire le plus possible, en autorisant le Capital à imposer sa domination sur le monde du Travail !

Autrement dit, permettre aux riches bourgeois de s'enrichir ouvertement sur le dos des Travailleurs, sans risque de révoltes, bafouant les conditions de vie et les droits des prolétaires, en instaurant pressement une Dictature économique bourgeoise .
Une terreur fonctionnant sur l'intimidation du prolétariat et la crainte de perdre son gagne-pain mais se justifiant de façon à ce que l'ouvrier se dise qu'à chaque réduction de salaire : "Bah voila un sacrifice necessaire à notre rôle de citoyen allemand, notre famille le fait pour la Grandeur de l'Allemagne !" .

Conclusion : le concept de "Puissance patriarcale anéantisant ses rivaux" est une illusion, un mirage, un appât flatteur pour justifier la pire exploitation des pauvres sur les riches !

Pas mal pour un début de rouge ...

*L'Allemagne a longtemps été divisé en plusieurs puissances (Bavière, Prusse, ...).

# Posté le vendredi 30 décembre 2005 09:21

Modifié le samedi 23 juin 2007 01:45

Ma famille : L'hiver des enfants

Ma famille : L'hiver des enfants
Lorsque j'était vraiment tout petit et que nous vivions toujours à la campagne, avant l'hiver jusqu'à apres l'hiver, mon frère, ma soeur et moi quittions nos parents pendant six mois.
Trois hivers que j'y aie passé et cinq pour mon frère et ma soeur, dés que nous eûmes six ans.
Voila l'affaire.
La campagne allemande était miséreuse quelque chose d'énorme à cette époque, les parents avaient beaucoup de difficultés à nourrir leurs enfants et l'hiver était l'époque où nous ne pouvions vivre que sur nos réserves de grains, il n'y avait rien à travailler à cause de la neige.
L'église du coin avait eu une bonne idée : donnez de l'argent aux parents pour louer la force de travail de l'enfant pendant six mois, l'hiver quoi.
L'enfant allait travailler dans une maison d'un inconnu à la ville ou dans un land moins enneigé.
Pendant ce temps, les parents pouvaient se nourrir, ainsi que le reste de la famille.
L'idée de placer ses enfants chez un inconnu pendant six mois, de ne pas leur faire aller à l'école et, surtout, les séparer de leurs parents étaient assez insupportables pour les poppas et les mommers, je ne préfere pas racouter les scènes d'adieu assez déchirants ...
A l'approche du sixième hiver, mes parents décidèrent de s'installer en ville et d'arrêter cette abject ignominie.
Cette pratique, telle une tradition, continua d'être pratiquée jusqu'aux années trente ...

# Posté le lundi 09 janvier 2006 13:58

Modifié le samedi 23 juin 2007 07:59

Flash-back en vrac

Flash-back en vrac
flash back en vrac

J'en avais marre de dormir dans la boue. En plus les gars de la IV Gesellschaft ont encore chié dans les tranchées ! Comme on est obligé de les suivre et qu'ils nous servent un peu de bouclier, ils se vengent en chiant dans les trous où on doit se fourrer. Un de ces salopard a écrié avec sa merde "Shize".
Il pleut encore et la radio est encore en train de grésillé ; encore un discours de ce faux-jeton qui nous sert de Kaiser ...
Le Feldwebel (sergent) a dit qu'on irait dés que le Kaiser aurait fini de parler.
Voila bien un des derniers hommes qui croit encore à la puissance de l'Empire allemand. Ahahahahaha en fait, nous sommes tous des couillons ! Dans ma section, il y a juste ce sergent qui a plus de vingt ans. Vingt-sept il nous a dit un jour.
Et puis la radio s'est tue ...
Alors tout le monde s'est levé et une voix rauque et fatiguée a crié "Am Angriff ! ". Et nous y sommes allés ...

flash-back en vrac

# Posté le mercredi 22 février 2006 09:16

Modifié le jeudi 23 février 2006 13:28